2011
02
Dec
Sévices Sévices partagés (bis)
La Direction poursuit la ré(dés)organisation du Groupe via sa politique dite de « centre de services partagés » (CSP), consistant à regrouper, au sein de la filiale Thales Global Services (TGS), diverses fonctions, divers métiers exercés jusqu’alors dans chaque société. Initiée depuis quelques années, elle est dynamisée et amplifiée par le programme Probasis. Derrière l’objectif affiché d’améliorer le service rendu et de professionnaliser les activités transférées, se cache celui de réduire les coûts et mieux contrôler les filiales. Les conséquences pour les salariés, directement concernés ou pas, collectives et individuelles, ne seront pas anodines.
Après les 148 postes transférés à TGS en octobre, la direction a entamé une procédure pour le transfert et le regroupement à TGS de nouvelles activités portant sur 308 salariés répartis dans l’ensemble des sociétés.
Quelle logique économique et industrielle ?
C’est bien un mouvement de centralisation qui répond à la volonté de contrôle des dirigeants du Groupe. Parallèlement, les filiales se focalisent sur leur « cœur de métier » en « externalisant » une partie des fonctions, des services de support aux activités opérationnelles. Se pose alors la question, légitime : ne s'agit-il pas d'une étape intermédiaire avant l’externalisation pure et simple, hors du Groupe, de ces activités ? Un Faceo bis. En effet, cette organisation facilite le benchmarking, la comparaison, la mise en concurrence avec des prestataires externes. La compétitivité « coût » sera donc exacerbée.
Ce plan ne tient pas compte de la réalité des rapports humains. Il s’inscrit dans une logique purement managériale de « gestion de la valeur » et s’oppose au travail en équipe.
Quelles conséquences sociales ?
En fait, la direction renvoie à une confrontation individu/employeur, dans laquelle le rapport de force lui est très favorable, en niant la dimension collective du projet.
La direction du Groupe s’enferme dans une stratégie d’empilement des dossiers structurants qui déstabilisent et démotivent les salariés. Après la balkanisation du Groupe (organisation par pays), mal digérée ; après l’annonce, il y a un an, de 1500 suppressions de postes en « départs volontaires » ; elle fragilise maintenant les relations de proximité nécessaires à la relation « paie » mais aussi « achats », ainsi que la politique de territorialité qu’elle prétend vouloir renforcer par ailleurs.
En conséquence, pour la CFDT, il faut garder les salariés dans leur unité actuelle en les rattachant opérationnellement à TGS.
le détail des informations CFDT ![]()