
2011
06
Jun
Thales/Safran : analyse
4 domaines sont pointés, dans lesquels l’Etat verrait un intérêt à regrouper les « actifs » de Thales et Safran.
L’optronique où Safran a une activité bien plus conséquente que Thales (du simple au double), mais l'Etat veut mettre les actifs sous l’autorité de Thales.
La Navigation inertielle de Safran est plus volumineuse mais positionnée sur un marché en crise, à développement limité (militaire français) alors que Thales est positionné à l’international (Totem) et se développe actuellement vers le marché civil (Ariane V, A350) avec une technologie spécifique et peu encombrante.
La génération électrique : Thales est sélectionné par Boeing sur le 787 dreamliner, c’est une technologie prometteuse permettant à Thales de se développer à l’international.
L’électronique de missile : périmètre non concerné entre ces deux industriels.
D’autres actifs viendraient en plus :
- La biométrie de Thales,
- Les drônes de Safran,
- La préparation de missions de Safran (vers Dassault ?),
- Les calculateurs de commandes de vol pour l’aviation d’affaire de Thales Canada.
Dans l’aéronautique, la stratégie des deux industriels est complémentaire :
- Safran : grosse activité d’équipementier vers l’avion tout électrique.
- Thales : évolution vers le métier de systémier (intégrateur d’équipements) qui passe par la maîtrise les équipements clés (nœuds du réseau avion) de l’avionique embarquée : le Flight Management (calculateur de vol) et la centrale inertielle.
L’impact sur l’emploi peut être considérable :
- désintégration du site de Châtellerault La Brelandière ?).
- site de Thales de Valence menacé de démantèlement
Ce projet n’a pas de justification économique, ne répond pas à une politique industrielle et les 2 industriels devront payer son coût important !
Pour la CFDT, la partie aéronautique de ce « lego » industriel est destructrice stratégiquement et socialement !
le tract
Motion des élus au CCE ![]()