
2011
18
Nov
Rejet de de la GAE à TSA
Déclaration CFDT au CCE de Thales Systèmes Aéroportés
Concernant, la situation économique et ses conséquences sur l'emploi, en avril dernier, la Direction présentait aux élus un plan de suppressions d'emploi aux motifs d'une sous activité (65 suppressions de poste) et d'une insuffisance de compétitivité (55 suppressions de poste).
La CFDT est satisfaite de l'abandon, par la Direction, du projet de suppressions d'emploi liées aux charges.
Il est vrai que depuis l'été dernier, le paysage économique de TSA a évolué positivement et plus rien ne pouvait venir justifier une nouvelle saignée dans les effectifs du fait des charges.
Cette décision qui prend en compte la nouvelle situation générale de l'entreprise et des charges consolidées au niveau de l'entreprise supérieures à celle des effectifs (surcharge de 400 Equivalents Temps Plein en mars 2012), nécessite sans doute d'être accompagnée de mesures corrigeant les disparités de surcharge/sous-charge entre les services et/ou les établissements.
Mais notre préoccupation majeure concerne la manière dont nous allons faire face aux impératifs de délais et de qualité, souhaités par nos clients si, comme nous l'espérons, nous obtenons un contrat Rafale export.
Même si ce dossier est incertain, il serait dangereux de ne pas anticiper cette configuration. En conséquence, dès maintenant; il faut se placer dans cette perspective et rechercher les potentialités nous permettant d'être au rendez-vous de cette affaire. -
En outre, il reste les 55 suppressions d'emploi projetées pour, selon la Direction, insuffisance de compétitivité. Si l'amélioration de nos produits et nos processus industriels doit être une préoccupation constante pour chacun d'entre nous, la CFDT préconise d'autres voies, d'autres moyens que la suppression de postes pour y parvenir. La baisse des emplois peut produire l'effet inverse du but recherché à travers une aggravation des conditions de travail, dés délais plus difficiles à tenir, une dégradation de la qualité, du retard sur affaire, etc. Même si le sujet est vaste et difficile, il faut mettre sur la table des discussions sur l'organisation du travail et la répartition des responsabilités. C 'est la piste à privilégier.
Ceci est d'autant plus nécessaire que les GAE précédentes, qui avaient les mêmes motivations, n'ont pas démontré leur efficacité. Pour notre organisation syndicale, la GAE n'est pas le bon outil pour répondre à une amélioration de la compétitivité.