
2011
16
May
Retraites complémentaires : pourquoi la CFDT signe
La signature de l'accord AGIRC-ARRCO met notamment un terme aux incertitudes pesant depuis plusieurs mois sur l'avenir du dispositif de compensation du financement des retraites complémentaires dès l'âge légal de la retraite, l'AGFF.
Deux dimensions ont particulièrement pesé sur cette négociation :
La conjoncture économique actuelle fortement dégradée : elle s'est traduite en 2009 par une baisse des cotisations salariales et patronales particulièrement sensibles en Agirc. Pour l'année 2009, les résultats techniques du régime des retraite complémentaires étaient déficitaires en Agirc (-2,03 milliards) et légèrement positifs en Arrco (+0,9 milliards).
La réforme de la retraite de 2010 : celle-ci fait peser les efforts sur les salariés ayant commencé à travailler, aux carrières incomplètes et à faible évolution salariale.
Malgré ce contexte défavorable, l'accord qui vient d'être signé répond en partie aux exigences posées par la CFDT :
- La pérennisation du financement de l'AGFF.
- La stabilisation du flux de rendement
- La réduction des inégalités en particulier sur les droits familiaux.
- Le maintien des ressources globales des régimes.
- L'ouverture d'une réflexion à long terme sur le rapprochement des régimes complémentaires.