2010
07
Apr
JOURNEE NATIONALE D’ACTION
La JOURNEE NATIONALE D’ACTION DU 1ER AVRIL 2010 était initiée au niveau central par la CFDT, la CGT, la CFTC et FO, la CGC ayant fait savoir qu’elle était satisfaite par la mesure de déport de 15€ de la cotisation Santé avec une garantie de pérennité, sétait retiré des mouvements et de l’intersyndicale.
- Réunion Direction Générale / Organisations syndicales
Cette réunion était demandée par les organisations syndicales CFDT, CGT, CFTC et FO dans le cadre de la journée nationale d’action.
MM Y.BAROU et P.GROISY sont arrivés avec deux documents : le « relevé de conclusion » de la réunion du 18 mars ; un projet d’avenant à la convention sociale portant sur le transfert de 15€ de la cotisation Santé du salarié vers l’employeur, sur la paie d’avril avec effet rétroactif au 1/1/2010.
Comme prévu, le texte proposé limitait la mesure à 2010. Toutefois, il n’était pas mentionné qu’il était à durée déterminée. L'Intersyndicale a rappelé son souhait de voir la pérennisation de cette mesure au-delà de 2010. Une proposition de rédaction devrait permettre de comprendre ou d’interpréter la mesure de transfert d’une partie de la cotisation du salarié vers l’employeur comme limitée dans le temps. La semaine prochaine, la direction doit remettre un texte modifié qui sera soumis à signature.
- Et maintenant ?
Le constat a été partagé dans l’intersyndicale que, sauf exception, le rapport de forces et la dynamique étaient notoirement insuffisants pour amener la direction à répondre favorablement à nos revendications. Pas de poursuite donc au niveau national sinon un appui, un relais pour faire avancer les revendications là où existe encore une mobilisation significative.
Néanmoins, constat a aussi été dressé d’un mécontentement persistant sur les salaires ; d’un manque de confiance dans la nouvelle Direction (Générale mais pas uniquement) qui n’arrive pas à trouver sa légitimité ; de craintes liées à la nouvelle organisation.
Il a donc été décidé :
· de rédiger une « lettre ouverte » à Luc Vigneron pour exprimer ce mécontentement.
· Elle sera accompagnée d’une pétition que nous ferons signer par les salariés.
· L’hypothèse d’une demande de rendez-vous intersyndicale auprès de Luc Vigneron est en réflexion.
Enfin, a aussi été envisagée la possibilité d’une action le 20 mai, jour de l’Assemblée Générale des actionnaires.
- Ecarts Paris (Région Parisienne) / Province : nous avons pointé le fait que ce chantier important ne se limitait pas, pour nous, à cette dimension mais devait examiner aussi les problématiques Province/Province ou Paris/Paris dans une même entreprise.
- Nous avons aussi dénoncé les dérives d’application de la lettre de cadrage.
- Enfin, nous avons critiqué les « feuilles de position » pour les mensuels. Celles-ci posent deux problèmes : l’un structurel et l’autre conjoncturel. Structurel : n’apparaissent plus, sur ces feuilles, les montants détaillés liés à l’augmentation générale (AG) et à l’augmentation individuelle (AI). La direction mentionne seulement le salaire initial et le nouveau. Le salarié ne sait donc pas, sauf à faire le calcul lui-même, ce qui lui est attribué sur l’AI. Or, si l’AG est importante car relative au pouvoir d’achat, l’AI ne l’est pas moins puisqu’elle sanctionne, exprime la « reconnaissance » du travail, des efforts accomplis, des compétences déployées ou acquises… Conjoncturel : compte tenu du faible niveau de la politique salariale, certains se sont vus attribuer…1€ d’AI mensuelle. C’est particulièrement le cas chez les bas salaires du fait du talon. Exemple : il est attribué 2% à monsieur X qui gagne 1800 € bruts mensuels (soit 36€) dont un talon d’AG à 35€. Reste 1€ d’AI.
Réponses de Y.BAROU après ce débat :
- Il s’engage à tout faire pour trouver des issues à TAS et là où des difficultés particulières se posent.
- Un bilan est en train d’être établi pour mesurer les écarts entre les politiques déployées dans les entreprises et la lettre de cadrage, notamment sur les résultats des évaluations et donc leurs conséquences en matière salariale. Si des dérives sont constatées, des correctifs (individuels et/ou collectifs) seront apportés.
- Dans certains cas, le calendrier des budgets « spécifiques » pourra être avancé.