2010
19
Feb
Mobilisation des salariés
Conséquence de la journée nationale d’action d’hier, jeudi 18 février, la délégation qui avait été reçue par la Direction avait obtenu :
- une réunion entre les organisations syndicales représentatives au niveau central (CFDT / CFE-CGC / CGT / CFTC / FO) et la Direction Générale, pour revenir sur le cadrage de la politique salariale 2010.
- La poursuite –ou la réouverture, dans certains cas- de la NAO dans les sociétés.
Ce vendredi matin, à 11h30, s’est donc tenue la réunion centrale.
Précédemment à celle-ci, l’intersyndicale s’était retrouvée pour convenir d’une approche commune. Un principe général et deux axes principaux ont été retenus :
- Obtenir, sous une forme ou une autre, un additif à la note de cadrage instaurant un niveau minimum d’augmentation, comme c’était le cas l’an passé
- La revalorisation des bas salaires en avançant sur le pourcentage minimum d’augmentation générale (AG), le niveau des talons, …
- Apporter une réponse au problème de la triple voire quadruple peine (politique salariale en baisse, Participation en baisse, pas ou peu d’intéressement, pas ou peu de PV) dans les sociétés dont les résultats seront dégradés.
L’ensemble dépend évidemment d’un relèvement substantiel du niveau global de la politique salariale, sans lequel on ne ferait que déplacer les problèmes.
Tous ces points ont donc été abordés dans l’échange avec Y.Barou et P.Groisy. Il a duré près de deux heures et a aussi permis de pointer des dysfonctionnements dans les négociations, notamment au regard de la note de cadrage (disparition du max 1% mais application de fait ; des talons ridicules voire insultants) et les problèmes consécutifs au changement de méthode d’évaluation, même si ce dernier point avait déjà fait l’objet de remontées et débats.
Au bout du compte, pas de résultats chiffrés mais des principes sont énoncés par Barou :
- La négociation se poursuit la semaine prochaine. S’il dit qu’ils « ne joueront pas la montre » (faire durer en misant sur un essoufflement de la mobilisation), nous avons rétorqué qu’à l’inverse, il fallait laisser à la négociation suffisamment de champ, de temps. La direction veut terminer la négociation pour déploiement sur la paye de mars. Pour l’intersyndicale ce n’est pas une contrainte : tout dépendra du contenu de la négociation, des résultats.
- Des consignes seront données sur la note de cadrage et, complémentairement à celle-ci, sur les bas salaires : AG, talons. Un plancher 13ème mois est avancé comme piste.
- La direction va examiner la possibilité d’un « intéressement dérogatoire » dans les sociétés ayant peu ou pas d’intéressement. Ne voulant pas parler de « prime », elle cherche un artifice. Peu importe. Reste à en définir les mécanismes et l’impact pour les salariés.
- La DRH va poursuivre la discussion avec la Direction Financière.
- Enfin, nous sommes convenus de nous revoir en central début de semaine 9 (1er / 5 mars) pour refaire le point sur la négociation et ses avancées. La date reste à fixer.
Poursuivre et amplifier la mobilisation !
Ce qui ressort clairement de cette réunion, c’est l’absolue nécessité de poursuivre la mobilisation dans les établissements. Il faut valoriser le résultat actuel pour l’amplifier. Lâcher la pression maintenant ferait perdre le bénéfice des journées passées.
La direction est « sensibilisée » -déstabilisée ?- par le nombre de signatures de la pétition. Il faut enfoncer le clou, poursuivre cette campagne en allant chercher les signatures partout (même jusque dans les…? non, pas ça !).
L’intersyndicale a retenu le principe d’une journée nationale d’action. La décision dépendra des chiffres qui seront annoncés, dès lundi pour certains.