2011
28
Nov
Sévices partagés ?
La direction poursuit le déploiement de son plan de ré(dés)organisation du Groupe en poursuivant sa politique de « services partagés » (sévices partagés ?).
Quatre domaines sont concernés par cette procédure : l’administration-paie ; les achats ; e-communication et expositions/ventes
Pour la direction, les mutations se feront sur la base du « volontariat ». Elle s’engage à reclasser les salariés qui refuseraient leur transfert à TGS et exclut donc de recourir à des licenciements.
Or, quelle est la réalité de ce « volontariat » ? Quelles sont les possibilités réelles de reclassement dans le contexte actuel et compte tenu des métiers concernés ? En fait, la direction s’exonère par ce tour de passe-passe de toute négociation avec les organisations syndicales. Nous refusons cette vision, cette politique et revendiquons la négociation de mesures sociales de sécurisation des emplois (type GAE).
Seule ouverture mentionnée : « un accord sur la mobilité accompagnera les mobilités géographiques susceptibles d’être liées au regroupement des activités ». A quel niveau ?
En clair, la direction concède de négocier sur ce qui peut faciliter le déploiement de sa décision.
En revanche, rien sur la compensation des manques à gagner pour les personnes directement concernées : activités CE, statut social, cotisations retraites…
La direction s’enferme dans une stratégie de rouleau compresseur. Alors même que nous sommes entrés dans une négociation compliquée sur la suite de l’accord d’anticipation qui est tombé le 23 novembre, elle utilise ce vide pour présenter des dossiers structurants (d’autres sont probablement à suivre : finance ; juridique).
Avec les dossiers présents, elle fragilise les relations de proximité nécessaires à la relation « paie » mais aussi « achats », ainsi que la politique de territorialité (achats) qu’elle prétend vouloir renforcer dans le cadre d’un futur accord.
Toujours les mêmes questions : quelle logique économique et industrielle et quel avenir pour les salariés ?
Comme pour les opérations précédentes, la direction annonce l’impérieuse nécessité de faire des économies sans les chiffrer. Elle avance aussi l’évolution professionnelle facilitée pour ces salariés … Mais qu’en sera-t-il au juste et notamment pour ceux qui refuseraient le transfert imposé ? TGS qui voit grandir sans interruption son nombre de CSP
(Centre de Services Partagés) a t-il un modèle économique pérenne ?
le compte-rendu du CCE Thales SA ![]()