2010
12
Mar
Transformer l'essai
Près d’un millier de salariés se sont retrouvés à Neuilly le 11 mars, dans une ambiance « chauffée » et « mobilisée ».
À Toulouse, les -4° n’ont pas réussi à refroidir l’ardeur du millier de manifestants. À Colombes (TCF), plus de 800 personnes en assemblée générale dont 200 se sont rendus à la manif. Le site de Brive (TCF) bloqué. Cannes (TAS) s’est fait un festival avec 650 acteurs principaux. Brétigny (T3S), bloqué 2 heures. Sophia (TUS), 200 personnes en mouvement. Brest, idem. Et ainsi de suite… Ce sont près de 3000 personnes qui ont répondu à l’appel des organisations syndicales centrales.
Cette journée d’action nationale est un succès. La mobilisation n’a pas faibli par rapport au 18 février dernier.
C’est un fait important à noter, car ce n’était pas gagné d’avance.
À 11h30, une délégation des organisations syndicales a été reçue par Y. Barou et P. Groisy. Qu’en ressort-il ?
Après ce constat, il est demandé à la Direction si elle avait bien conscience, « au plus haut niveau », du mécontentement qui s’exprime depuis des semaines. Puis, il lui est clairement demandé si elle avait des réponses précises à nos revendications :
- Une amélioration de la politique salariale, pour la porter à la hauteur de celle de 2009.
- Le déplafonnement de la participation et de l’intéressement.
Après un (trop) long débat, Y. Barou a répondu « je n’ai pas de budget à mettre sur la table ».
Mais, comme nous, il a fait « le constat d’une mobilisation » qui ne mollit pas. Pour lui, celle-ci « va conduire (la direction) à rediscuter de la politique salariale ».
Nous avons convenu d’une nouvelle rencontre Direction Générale / Organisations syndicales jeudi 18 mars pour faire état de la « réflexion et des décisions ».
À la sortie, les organisations syndicales ont décidé :
De faire de cette journée du 18 mars une nouvelle journée nationale d’actions Thales. Les mouvements se dérouleront dans les établissements et/ou bassins d’emplois. Il n’y aura pas d’appel sur Neuilly. Cela veut dire qu’il faudra marquer encore plus le coup dans les établissements, notamment en Région Parisienne.
En fonction des résultats, le 7 avril est d’ores et déjà retenu comme nouvelle journée nationale.
D’ici le 18 mars, jeudi prochain, nous devons capitaliser sur les actions conduites depuis des semaines et sur le succès d’aujourd’hui, en maintenant la tension, la pression exercée sur la direction.
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